L'huilage est destiné à remplir les cavités ou fissures ouvertes en surface par les inclusions. L'idéal est de
rouver une huile ou une résine se rapprochant le plus de l'indice de réfraction de l'émeraude. Parmi les plus utilisées, citons
l'huile de
cèdre (n=1,512), le
baume du Canada qui est une résine naturelle (n=1,52) et l'
Opticon qui est une
résine
époxy (n=1,545).

Les principales productions utilisant ces types de traitements à l'Opticon sont celles de Santa Terezinha (Etat de Goïas) et de
Nova Ere (Etat du Minas Gerais) au Brésil, et la plupart des émeraudes de Colombie produites à l'heure actuelle. Ce qui n'empêche pas d'être vigilant
avec les autres productions.

Ces traitements de résine ou époxy ne peuvent et ne doivent en aucun cas être tolérés. Ils sont dangereux pour la matière,
souvent irréversibles et auto-destructeurs. Rien n'est plus
dangereux que d'acheter une
émeraude traitée à l'Opticon
sans le savoir, et de découvrir plusieurs mois plus tard qu'elle se fendille et que ses inclusions brunissent.
Le consommateur doit être
averti d'une façon spécifique et systématique.

Le traitement par la
teinture permet à certaines émeraudes pâles de
renforcer la couleur de
la gemme. Ce traitement ne peut être employé que pour les émeraudes ayant des
givres ouverts, la teinture pénètrera ainsi dans
la gemme et sa couleur en sera renforcée.

Le
coloriage de la
culasse des émeraudes avec un
colorant vert a été
couramment employé en Russie au XIXe siècle. Ce traitement est aujourd'hui dépassé par les techniques plus récentes et modernes.